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  <title>L'Idiot du Village - Actualité</title>
  <link>http://www.idiotduvillage.net/</link>
  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 17:15:46 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>JdLVdM aux Cahiers Rouges</title>
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    <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 20:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>JdLVdM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.horizonchimerique_s.jpg&quot; /&gt;Jean de La Ville de Mirmont a droit aux
honneurs des Cahiers Rouges de Grasset, avec &lt;em&gt;L'horizon chimérique&lt;/em&gt;, qui
comprend, outre le recueil de poésie éponyme, &lt;a href=&quot;http://www.idiotduvillage.net/post/2008/04/02/La-tombe-de-lauteur-inconnu-02&quot;&gt;&lt;em&gt;Les dimanches de Jean
Dézert&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et les &lt;em&gt;Contes&lt;/em&gt;. C'est une belle réédition qui souligne
- par l'introduction de Marcel Schneider et la préface signée François Mauriac
- la valeur de cet auteur méconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous en reparle bientôt...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le dictionnaire, une invention bien française</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/04/25/Le-dictionnaire-une-invention-bien-francaise</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 23:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Denis Tillinac</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le dictionnaire doit être une invention française, tant il est vrai que nous
en avons la passion. J'ai déjà (trop) parlé de &lt;a href=&quot;http://www.idiotduvillage.net/post/2007/09/11/Commencer-par-la-fin&quot;&gt;celui&lt;/a&gt; qui occupe ma table de
chevet, qui s'y incruste jusque tard dans la nuit. Il y en a d'autres, par
exemple le &lt;em&gt;Dictionnaire amoureux de la France&lt;/em&gt; de &lt;a href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/04/25/en-video-tillinac-schifres-pourquoi-nous-aimons-la-france&quot;&gt;
Denis Tillinac&lt;/a&gt; (oui, celui de La Table Ronde), qui me tentent assez. A la
différence du roman et de sa lecture linéaire, un dictionnaire se savoure par
bouchées prises au hasard... qui en appellent d'autres... jusqu'à
l'indigestion. Et on recommence, juste après le digestif (mettons quelques vers
d'un poète léger, ou les morceaux de choix d'un nouvelliste aérien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai cependant l'impression qu'à côté des ouvrages &lt;em&gt;réellement&lt;/em&gt;
écrits, s'entassent sur les étalages de nos librairies (par mode, par facilité,
par intérêt) de plus en plus de ces livres formatées sur le concept astucieux
et rentable de la culture générale appréhendée d'une manière ludique et
décalée, ce qui fait d'eux des ouvrages de curiosité, à la profondeur hélas
vite épuisée. Comme toujours, les pépites ne sortent pas sans leur gangue.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Chroniques p(h)arisiennes ou les sept plaies du roman français</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/04/14/Chroniques-pharisiennes-ou-les-sept-plaies-du-roman-francais</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Apr 2008 21:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Il ne se passe plus une journée sans que la littérature française
contemporaine soit recouverte d’une nouvelle couche de béton, seul linceul dont
on veut bien (encore) la recouvrir. Chaque fois on croit que ce sera la
dernière, mais la traîtresse n’en finit pas de mourir, alors on recommence,
inlassablement.&lt;img style=&quot;margin: 0 0 1em 1em; float: right; width: 100px; height: 119px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/RichardMillet.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la rue, sur une estrade, un &lt;a href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/12/moi-contre-le-reste-du-monde/&quot;&gt;écrivain
talentueux&lt;/a&gt; se drape dans une pensée en lambeaux – « c’est ton orgueil que
je vois à travers » lui dit un passant, mais cet écrivain n’écoute déjà plus,
puisqu’il hurle au loup contre les hyènes et, victime du complexe du martyr,
s’oint du crachat de la foule. À trop s’élever contre les cons, on finit
soi-même vieux con.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/44couv_kiosk.jpg&quot; /&gt;Las d’enterrer sa proie, un magazine culturel
connecté (ne cherchez pas, il n’y en a qu’&lt;a href=&quot;http://www.chronicart.com/&quot;&gt;un&lt;/a&gt;) la déterre pour exhiber la purulence de
ses plaies, la putréfaction de ses traits. Il inaugure ce mois-ci une chronique
en sept épisodes sur « les 7 plaies du roman français ». Premier épisode : « Le
Roman de normalienne ». Ludovic Barbiéri y éreinte le roman de Judith Bernard
&lt;em&gt;Qui trop embrasse&lt;/em&gt;, paru chez Stock. C’est pour l’exemple, nous dit-on,
elle l’a bien mérité. Peut-être, sans doute même, j’en conviens… mais une
double page ne serait-elle pas mieux employée à défendre un auteur qui le
mérite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand cessera-t-on de se lamenter ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Des gens et des livres</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/03/19/Des-gens-et-des-livres</link>
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    <pubDate>Wed, 19 Mar 2008 00:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Salon du Livre de Paris</category>    
    <description>    Aujourd’hui, arrivé en milieu d’après-midi au &lt;strong&gt;Salon du Livre de
Paris&lt;/strong&gt;.
&lt;p&gt;Halte au stand de &lt;strong&gt;La Table Ronde&lt;/strong&gt;, pour acheter le dernier
numéro de &lt;em&gt;décapage&lt;/em&gt;. Pour le même prix, j’ai eu le droit de repartir
avec un numéro de mon choix : commerçante, la dame qui s’occupe de ce stand. Et
avec ceci (mais payant lui), le premier roman de Jean Freustié, &lt;em&gt;Ne délivrer
que sur ordonnance&lt;/em&gt;, à la petite vermillon. J’en ai profité pour demander –
à tout hasard – le roman de Jean de La Ville de Mirmont, &lt;em&gt;Les Dimanches de
Jean Dézert&lt;/em&gt;, qui se montre rarement en librairie… et ici aussi
indisponible. Mais l’on m’indique les Editions Cent Pages, qui proposent une
édition remarquable de ce roman génial (enfin j’espère bien) mais trop peu
connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Direction le stand des &lt;strong&gt;Editions Cent Pages&lt;/strong&gt; : achat du roman
génial mais trop peu connu, et aussi des &lt;em&gt;Greguerías&lt;/em&gt; de Ramón Gómez de
la Serna, un auteur portugais pour un recueil de fragments littéraires qui
m’intriguait depuis que j’en avais entendu parler dans le premier hors-série de
&lt;em&gt;Transfuge&lt;/em&gt; (vous savez, ce bimestriel anciennement consacré aux
littératures étrangères et récemment grimé en &lt;em&gt;magazine kulturel&lt;/em&gt;, pour
séduire les gens, cette engeance qui aura ma peau). Ajoutons à cela que les
Editions Cent Pages proposent des livres d’une très belle tenue, avec une
typographie, une maquette et une ligne éditoriale atypiques. Cela ne peut que
me réjouir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pause dans un espace &lt;em&gt;Pause lecture&lt;/em&gt; (comme il se doit), avec mes
livres et des marque-pages (mais qu’en faire ?). Feuillette mes deux numéros de
&lt;em&gt;décapage&lt;/em&gt;, lis les nouvelles de Constance de Buor et d’Arnaud Dudek
(&lt;em&gt;Jeune fille&lt;/em&gt; déjà lue sur &lt;a href=&quot;http://jiraicrachersurvosblogs.blogspot.com&quot;&gt;jicsvb&lt;/a&gt;, pour le coup relue).
Note une belle phrase dans ma tête, que je ne retrouve pas, j’ai l’air malin.
Fin de la pause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acheté Chez P*** macaron au café et café, l’un cartonneux et suintant,
l’autre servi dans un gobelet guère plus grand qu’un dé à coudre ; 5 € le tout,
dégusté sur une chaise pliante en attendant la conférence de 17h30 «
&lt;strong&gt;Dans les coulisses de l’édition. Le best-seller : divine surprise ou
savante fabrication.&lt;/strong&gt; » Cela me rappelle que je n’aime pas le café,
allez savoir pourquoi. En tout cas, pour une maison de qualité fondée en 18**,
on repassera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conférence donc. Animée par une femme que j’ai l’impression de voir à
chaque fois que j’assiste à une conférence (elle doit être livrée avec les
chaises pliantes et les micros). Elle fait parler Teresa Cremisi (Flammarion),
Isabelle Laffont (Lattés), Alexandre Wickham (Albin Michel) et Anne-Marie
Métailié (des éditions du même nom, vous l’auriez deviné). À part Alexandre
Wickham, qui fait l’erreur d’arriver sur l’estrade avec une veste boutonnée au
premier bouton en partant du haut (grave faute de goût, même &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gqmagazine.fr/&quot;&gt;GQ&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; vous le dira), tout va pour le mieux.
Les uns parlent, les autres écoutent, jusqu’au moment où la situation s’inverse
pour le quart d’heure sacré des questions du public. C’est là où je pars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 18h15. J’essaye de me perdre dans le dédale des stands, y réussis
très bien, essaye de me retrouver, c’est un peu plus compliqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 19h00. Stand du &lt;strong&gt;Diable Vauvert&lt;/strong&gt;. Dédicace express,
pour une amie, la meilleure, du dernier livre de Louis Lanher, un recueil de
nouvelles au titre étonnant mais vrai : &lt;em&gt;Ma vie avec Louis Lanher&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Début de la nocturne, les bouteilles de champagne sautent les unes après les
autres, les gens viennent tous d’un coup. Soudain, la foule fait corps et
évolue comme un banc de maquereaux suspendu aux errements erratiques d’un micro
qui la nargue au bout de sa perche. En dessous, Bertrand Delanoë et une pluie
de flashs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m’éloigne et repars de ce salon. Pas d’&lt;a href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/03/16/le-salon-du-livre-evacue/&quot;&gt;alerte
à la bombe&lt;/a&gt;, ni de &lt;a href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/03/14/boycottage-beaucoup-de-bruit-pour-rien/&quot;&gt;
plafond qui tombe sur les têtes&lt;/a&gt;. Quelques livres en plus pour ma pile. Des
marque-pages pour les habiller. Et des nuits blanches pour déchiffrer des
lignes noires, en écoutant Radiohead.&lt;/p&gt;
P.S. : la phrase notée puis perdue était : « Une histoire d'amour au dénouement
vraiment poétique ne s'achève pas par des excuses, un pardon ou une enquête sur
ce qui a mal tourné - l'option saint-bernard, avec bave et paupières tombantes
-, mais tout simplement dans un silence digne. » in &lt;em&gt;La physique des
catastrophes&lt;/em&gt;, de Marisha Pessl (Gallimard). Finalement, c'est à la fois
con et mignon, mais pas une si belle phrase que cela, d'où la perte. Lâchons du
lest sur nos citations, seules les meilleures resteront.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Restons sérieux</title>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 19:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Salon du Livre de Paris</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Aujourd'hui, inauguration du Salon du Livre de Paris : cette année, il
charrie dans son sillage les hurlements de hyènes politiques ; restons sérieux
et continuons à parler de littérature. Elle nous sauvera de la vulgarité
ambiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y serai mardi pour la nocturne : avis aux amateurs.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Comme une partie géante de Monopoly</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/01/30/Comme-une-partie-geante-de-Monopoly</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Jan 2008 19:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Eric Reinhardt</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/kerviel.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actualité oblige, on reparle &lt;a href=&quot;http://www.leoscheer.com/blog/2008/01/28/380-jsdfojzepfo&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blog.lignesdefuite.fr/post/2008/01/29/5-dolls-cette-annee&quot;&gt;là&lt;/a&gt; du
dernier roman d'Eric Reinhardt : &lt;a href=&quot;http://www.idiotduvillage.net/post/2007/10/02/Un-livre-majeur&quot;&gt;Cendrillon&lt;/a&gt;. Lui-même se montre
visiblement sur les plateaux télé, pour parler de son livre dans la veine
jamais épuisée de &amp;quot;la réalité qui rattrape la fiction&amp;quot;, voire de l'antienne
cassandrale [c'est beau comme adjectif, non ?] &amp;quot;je vous l'avez bien dit&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son livre relate entre autres l'ascension fulgurante du trader nommé Laurent
Dahl, qui a commencé au &lt;em&gt;middle office&lt;/em&gt; chez Morgan Stanley pour fonder
ensuite avec un ancien ami de lycée un &lt;em&gt;hedge fund&lt;/em&gt; de haute voltige à
Londres, au nom mallarméen d'&lt;em&gt;Igitur&lt;/em&gt;, et qui devient bientôt une valeur
phare de la finance internationale. On prend des risques de plus en plus
élevés, on repousse toujours plus loin les limites rationnelles... jusqu'au
jour où l'on recule pour mieux sauter, et c'est la chute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric Reinhardt retranscrit à merveille l'excitation du jeu financier, où
l'argent devient vite une notion abstraite, une suite de zéros dont la valeur
n'est pas seulement matérielle : c'est aussi un critère de classement dans
cette partie géante de Monopoly, jouissive et amorale, à laquelle on s'adonne
par goût du risque et du succès. Tous les coups sont permis, car quitte à
passer ses journées et ses nuits les yeux rivés à des courbes sur un écran
d'ordinateur, autant gagner, non ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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