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  <title>L'Idiot du Village - Cogito</title>
  <link>http://www.idiotduvillage.net/</link>
  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 12 May 2008 17:56:10 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>La gaieté tragique selon Charles Dantzig</title>
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    <pubDate>Tue, 04 Mar 2008 19:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
        <category>Charles Dantzig</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/masques.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit : « N’en faisons pas un drame, puisque c’est une tragédie. »
Non pas nier la dimension tragique de la condition humaine, mais faire
&lt;em&gt;comme si&lt;/em&gt; ce n’était qu’un jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnage archétypique de Charles Dantzig est ainsi un désinvolte qui
d’une pirouette emprunte d'ironie tourne le dos à son ombre pour embrasser les
festivités de la vie et de l'art, s’y oublier et dissoudre dans la gaieté (ou
plutôt recouvrir par la gaieté) les écueils qui le menacent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois ils affleurent, et les fêlures apparaissent sur cette carapace :
c’est ce qui distingue la gaieté de la frivolité. La première intègre la
tragédie à sa danse pour mieux lui faire tourner la tête et se faire oublier
d’elle, la seconde est une indifférente un peu futile que rien n’atteint, et
qui en retour n'atteint personne, n'émeut personne ; contrairement à Charles
Dantzig qui nous propose un panaché de gaieté et de mélancolie capturant à la
fois la comédie et la tragédie de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le héros dantziguien refuse le (mélo)drame, c'est qu'il refuse le malheur
comme pose esthétique et l'idée d'un malheur qui sanctifie, qui rend plus fort.
C'est un anti-dépressif : il ne se prélasse pas dans son amertume, il ne
s'apitoie pas sur son sort. Au contraire. Malgré les mauvais tours du jeu que
le sort lui a mis en main, il va de l'avant puisqu'il voit un sens unique là où
d'autres voient un « Cédez le passage ». C'est un volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivons-le.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>C'est toujours plus dur la première fois</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/01/22/Cest-toujours-plus-dur-la-premiere-fois</link>
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    <pubDate>Tue, 22 Jan 2008 21:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
        <category>premier roman</category><category>écriture</category>    
    <description>    Un premier roman est un acte de naissance en même temps qu’une demande de
reconnaissance. L’écriture et la lecture sont les deux faces d’une même
expérience sensible, qui postule l’expression d’un partage, virus dont le livre
est le vecteur. Le premier roman est alors le cri du nouveau-né : il a besoin
d’air, il faut qu’il s’exprime !
&lt;p&gt;De ses vocalises, le jeune écrivain (qui par ailleurs peut être vieux, là
n’est pas la question) tire un matériau brut et baroque que l’expérience n’a
pas encore poli. Et c’est peut-être là toute sa force, puisqu’il donne sans se
soucier de l’avis du public qu’il n’a pas encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left; width: 132px; height: 177px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/digue.jpg&quot; /&gt;Bien sûr, cela
présente quelques imperfections : l’éponge qu’est tout auteur dégorge pour la
première fois tout ce qu’elle a emmagasiné ; la digue cède. Et surviennent
alors les vagues du lyrisme mal contenu, sur lesquelles surfent les références
littéraires appelées en renfort, sait-on jamais, au cas où on ne nous prendrait
pas au sérieux. Sont ainsi convoquées au chevet de l’auteur les figures qui ont
nourri de leur encre son imaginaire encore immature et que sa faiblesse de
prématuré ne saurait faire taire pour le moment. Ces spectres seront les
tuteurs qui guideront sa main dans les moments de doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier roman, c’est donc aussi l’occasion d’accepter un héritage, avec
toutes les dettes que cela comporte. Passage de témoin incontournable : on ne
saurait écrire sans avoir rien lu au préalable.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Ecluser la pile à lire</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/12/28/Ecluser-la-pile-a-lire</link>
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    <pubDate>Fri, 28 Dec 2007 11:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
        <category>Haruki Murakami</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.Kafka_sur_le_rivage_s.jpg&quot; /&gt;J'ai eu envie de lire ce roman de
Murakami depuis sa parution en décembre 2005 aux éditions Belfond, depuis en
fait la lecture du grand entretien que son auteur avait accordé à Clémence
Boulouque pour le numéro de janvier-février 2006 de Transfuge (du temps où
c'était encore &lt;em&gt;le magazine de littérature étrangère&lt;/em&gt;). Bref, à
l'époque, je devais avoir d'autres livres à fouetter, car je ne l'ai finalement
acheté qu'à sa parution en poche, en juin dernier... pour ne l'ouvrir qu'hier :
comme quoi, le cheminement pour accéder à un livre à l'exclusion de tous les
autres peut être tortueux. Gageons qu'il en valait l'attente.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Fragments du jour</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/11/14/Fragments-du-jour</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Nov 2007 14:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
            
    <description>    &lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La lecture est une tumeur arborescente, c'est une vitre qui s'étoile, un
vol d'oiseaux qui se disperse : ouvrir un livre, c'est passer le seuil d'une
bibliothèque. Un livre peut en cacher un autre (d'autres).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La lecture est une fouille archéologique, on plonge en rappel dans la fosse
pour en remonter des images et des notes de musique. Relire, c'est épousseter
la poussière sur les reliques trouvées, et continuer de creuser. Pour mieux
s'élever.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La lecture n'est pas une consolation, au mieux la promesse d'un réconfort.
Lire, c'est courir les visions d'un autre. Evasion et non consolation.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Images &amp; littérature</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/10/11/Images-litterature</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Oct 2007 16:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
        <category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.photographie_001_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Décrire, c'est substituer à l'appréhension instantanée de la rétine une
séquence associative d'images déroulée dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Gracq, &lt;em&gt;en lisant en écrivant&lt;/em&gt;, José Corti, p.14.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Écrire, c'est dire le monde. Le monde comme réalité sensible, prête à être
saisie dans un rapport empathique entre observé et observateur. &lt;em&gt;Réalité
sensible&lt;/em&gt;, tout à la fois dévoilée et interprétée,
questionnée.&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sensible&lt;/em&gt; invoque immanquablement la photographie qui, autant qu'un
autre, est un art du dévoilement, révélateur. On sait comment la photographie
permit à la peinture, avec l'apparition des premiers modèles portatifs et
l'usage de l'instantané aux alentours de la révolution impressionniste, de
s'abstraire des taches utilitaires qui lui étaient jusque lors dévolues
(portraits, événements et édifices officiels, etc. : fixer pour la postérité
les souvenirs périssables de l'humanité) et d'ainsi explorer d'autres sujets,
d'autres formes de représentation, amorce de l'art moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette obsolescence qui a frappé une certaine forme de peinture, la
littérature n'en a-t-elle pas été affectée ? Dans les kaléidoscopes d'images
que constituent nos vies, n'y a-t-il pas une certaine lassitude à vouloir
opérer la nécessaire transmutation de l'image en mots, dont l'originalité dans
leurs ajustements est garante de leur pouvoir évocateur et de leur persistance
rétinienne ? La littérature a-t-elle abdiqué devant la suprématie des clichés
(à prendre dans tous les sens du terme) ? Des questions sans doute déjà posées,
déjà débattues, mais qu'on se pose néanmoins, ne serait-ce que pour savoir où
l'on va.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Photo : &lt;a href=&quot;http://www.cwmarsens.ch/&quot;&gt;C. W. Marsens&lt;/a&gt;.)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le Salon des refusés</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/10/09/Le-Salon-des-refuses</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Oct 2007 17:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.Impression_soleil_levant_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Monet, &lt;em&gt;Impression, soleil levant&lt;/em&gt;, 1872.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C’est sans doute en 1863 que la critique d’art perdit de son crédit aux yeux
du public. Souvenez-vous : le jury du Salon officiel, tenu par les
Académiciens, refusa d’exposer les toiles de Manet et d’autres peintres
anticonformistes du fait qu’ils ne respectaient pas les canons esthétiques
prônés par l’Académie royale de peinture et de sculpture, notamment en ce qui
concerne le traitement des formes et de la lumière, mais aussi le choix des
sujets. Les œuvres condamnées furent réunies pour une exposition à part, le «
Salon des refusés », qui fut la risée de la critique assermentée et des badauds
ignares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1874, après avoir essuyé des refus successifs de tenir un autre Salon des
refusés en 1867 et 1872, un groupe d’artistes – parmi lesquels Monet, Renoir,
Cézanne et Degas – unis par la même sincérité dans leur recherche artistique
(saisir la beauté d’un instant fugace) organisa sa propre exposition dans le
studio du célèbre photographe Nadar. Monet profita de l’occasion pour présenter
une de ses toiles : &lt;em&gt;Impression, soleil levant&lt;/em&gt;. Le critique et
humoriste Louis Leroy crut bon de se moquer de cet &lt;em&gt;impressionnisme&lt;/em&gt; et
le nom resta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la vive résistance qui accueillit dans les cercles académiciens
l’émergence de ce nouveau courant pictural, les impressionnistes connurent
assez rapidement le succès, ce qui jeta le doute sur la capacité de la critique
d'art d'exercer correctement son métier. Voilà ce qu'en dit Gombrich dans son
&lt;em&gt;Histoire de l'art&lt;/em&gt; (Phaidon) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« La critique d'art subit alors une perte de prestige dont elle ne se releva
jamais. Le combat des impressionnistes devint un mythe pour tous les
innovateurs en matière d'art : ils pouvaient toujours dénoncer l'impuissance du
public à reconnaître la validité des méthodes nouvelles. En un sens, cet échec
notoire est un fait aussi important dans l'histoire de l'art que la victoire
définitive du programme impressionniste. »&lt;br /&gt;
Gombrich, &lt;em&gt;Histoire de l'art&lt;/em&gt;, Phaidon, p.523 de la seizième
édition.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La rupture entre le modernisme et l'académisme marqua durablement les
esprits et jusque de nos jours, malgré une certaine lassitude pour
l'enthousiasme béat et malgré le postmodernisme, la critique craint encore de
passer à côté de quelque chose d'important et qu'on lui reproche son manque de
clairvoyance, voire son conservatisme. La critique est ainsi devenue
consensuelle et a glissé progressivement vers la chronique : non plus un
jugement de l'œuvre en ce qu'elle apporte à l'art, mais son accompagnement
médiatique afin de ne pas sombrer dans l'obsolescence. Car le mot d'ordre est
d'être &lt;em&gt;tendance&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;in&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;dans le coup&lt;/em&gt; et surtout pas
&lt;em&gt;has been&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les artistes d'être incompris et maudits (forcément), et de prendre des
poses d'esthètes marginaux. Et le public d'emboîter le pas à la critique en se
gargarisant, de vernissages en cocktails mondains, des derniers créatifs à la
mode de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.la_gare_saint_lazare_s.jpg&quot; /&gt;La littérature n'échappe pas à ce
phénomène (oui oui, l'Idiot du Village est toujours un blog littéraire, mais il
est parfois bon d'aborder la littérature par les chemins détournés). Ainsi en
est-il du nombrilisme onaniste d'une Christine Angot ou du maniérisme d'un
Bégaudeau et de sa clique néo-réaliste, adoubés par quelques critiques qui
doivent sans doute tenir la réception très négative par la critique de l'époque
de &lt;em&gt;La Gare Saint-Lazare&lt;/em&gt; de Monet comme le symbole de
&lt;em&gt;nullitude&lt;/em&gt; d'une critique dépassée par un sujet banal. En cela nous
sommes d'accord : tout sujet est bon pour faire de l'art. Encore faut-il avoir
du talent !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Culture et confiture</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/09/06/Culture-et-confiture</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Sep 2007 12:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&amp;quot;La culture, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Phrase terrible, d'autant plus terrible qu'elle est d'une logique et d'une
vérité évidentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi : phrase type de celui ou celle qui - de culture - ne possède que
cet aphorisme, exhibé avec le bonheur que confère l'ignorance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il faut vraiment ne rien avoir compris à ce qu'est la culture pour
mériter et énoncer pareille vérité, et condamner ainsi la culture au seul
domaine du jeu social (peut-être le seul reproche, même si consubstantiel à la
démarche, à formuler à l'encontre de l'impossible essai de Pierre Bayard : le
bien connu &lt;em&gt;Comment parler des livres que l'on n'a pas lus&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on sait, on s'aperçoit seulement que l'on ne sait rien, qu'il y a
infiniment plus de choses à connaître que celles que l'on connaît déjà, qu'il y
aura toujours plus de livres à lire qu'il n'y en a de lus. (&amp;quot;Quand je pense à
tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore
heureux.&amp;quot; Ainsi soit-il, Jules Renard, même si - pour ma part - ce serait
plutôt frustration et désespérance.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La citation ne procède pas seulement de l'exercice scolaire et mal digéré de
la dissertation. Elle peut être (doit être) l'expression d'une culture vécue de
l'intérieur, habitée par une sensibilité qui se reconnaît dans et
s'identifie à quelques bribes de phrases porteuses de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bibliothèque personnelle en dit beaucoup sur un lecteur, mais une
compilation de toutes les citations qui nous sont chères nous révélerait bien
davantage...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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