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  <title>L'Idiot du Village - Extraits</title>
  <link>http://www.idiotduvillage.net/</link>
  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 17:15:46 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>À venir</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/06/22/A-venir</link>
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    <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 16:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>Don DeLillo</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Qu’en est-il des autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a pas d’autres, dit Amir simplement. Les autres n’existent que dans
la mesure où ils remplissent le rôle que nous leur avons assigné. Telle est
leur fonction en tant qu’autres. Ceux qui vont mourir n’auront aucun droit sur
leur vie sinon à travers l’utilité de leur mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hammad fut impressionné par ces paroles. Elles sonnaient comme de la
philosophie. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Don DeLillo, &lt;em&gt;L’Homme qui tombe&lt;/em&gt;, p. 213, Actes Sud, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le chant des corbeaux</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/06/01/Le-chant-des-corbeaux</link>
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    <pubDate>Sun, 01 Jun 2008 21:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le chant des corbeaux à midi m’a rappelé la potence d’où se balançaient –
dans mon imagination – les pendus au corps gonflé, les orbites évidées par des
becs noirs – à la lecture du &lt;em&gt;Testament&lt;/em&gt; de François Villon, ce mauvais
garçon dont la gouaille m’attendrit encore :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Je plains le temps de ma jeunesse&lt;br /&gt;
Ouquel j’ay plus qu’autre gallé&lt;br /&gt;
Jusqu(es)’ à l’entrée de vieillesse –,&lt;br /&gt;
Qui son partement m’a cellé ;&lt;br /&gt;
Il ne s’en est à pié alé&lt;br /&gt;
Në à cheval : las ! comment don ?&lt;br /&gt;
Soudainement s’en est vollé&lt;br /&gt;
Et ne m’a laissié quelque don. » Huitain XXII.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Bien sçay, se j’eusse estudïé&lt;br /&gt;
Ou temps de ma jeunesse folle&lt;br /&gt;
Et à bonnes meurs dédïé,&lt;br /&gt;
J’eusse maison et couche molle.&lt;br /&gt;
Mais quoy ! je fuyoië l’escolle&lt;br /&gt;
Comme fait le mauvaiz enffant.&lt;br /&gt;
En escripvant ceste parolle,&lt;br /&gt;
A peu que le cueur ne me fent ! » Huitain XXVI.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Où sont les gracïeux galans&lt;br /&gt;
Que je suivoye ou temps jadiz,&lt;br /&gt;
Si bien chantans, si bien parlans,&lt;br /&gt;
Sy plaisans en faiz et en diz ?&lt;br /&gt;
Les aucuns sont morts et roidiz :&lt;br /&gt;
D’eulx n’est il plus riens maintenant ;&lt;br /&gt;
Respit ilz aient en paradis,&lt;br /&gt;
Et Dieu saulve le remenant ! » Huitain XXIX.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;François Villon, &lt;em&gt;Le Testament&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Poésies complètes&lt;/em&gt;, Le
Livre de Poche, « Lettres gothiques ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Qu'est devenue la critique avant-courrière ?</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/05/05/Quest-devenue-la-critique-avant-courriere</link>
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    <pubDate>Mon, 05 May 2008 22:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>Sainte-Beuve</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Le développement du romantisme français va faire les beaux jours de la
critique en donnant à la querelle des anciens et des modernes, récurrente dans
l’histoire intellectuelle de la nation depuis la fin du XVIIe siècle, un
renouveau d’actualité. De plus, dans le cadre d’une promotion du statut de
l’écrivain, qui, comme l’a montré Paul Bénichou, est appelé à assumer une
partie des fonctions du prêtre, la fonction même de critique bénéficie d’une
revalorisation en ce qu’elle aide à la constitution d’un terreau favorable à la
création, qu’elle prépare, loin de se borner à l’accompagner en parasite ; le
temps de la « critique avant-courrière » peut revenir et Saint-Beuve songer à
revêtir le costume d’un nouveau Boileau. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« [Sainte-Beuve] amorce une inflexion des missions de la critique, non plus
tournée seulement vers la glorification du passé ni même vers son étude
objective, mais qu’il ne tarde pas à définir lui-même comme « avant-courrière »
en ce qu’elle se donne pour fonction d’annoncer les nouveaux talents et de les
faire valoir. Plusieurs années durant, Sainte-Beuve consacre son activité
critique dans la Revue des Deux Mondes à deux tâches complémentaires, qu’il
considère comme l’exemple de cette nouvelle critique militante : évaluer la
place actuelle des auteurs classiques et faire ressortir le génie de Victor
Hugo (du moins jusqu’à leur brouille). […] C’est ainsi que, pour un temps,
critiques et créateurs travaillent main dans la main à l’avènement d’une
littérature nouvelle. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Thomas Nordmann, « La &amp;quot;relation critique&amp;quot; au XIXe siècle », in
&lt;em&gt;Histoire de la France littéraire&lt;/em&gt; (volume 3 : &lt;em&gt;Modernités XIXe - XXe
siècle&lt;/em&gt;), volume dirigé par Patrick Berthier et Michel Jarrety, p. 454, 455
et 458, PUF, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Annoncer les nouveaux talents et les faire valoir » : qu'est-elle devenue,
cette « critique avant-courrière » ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique contemporaine a trop tendance à niveler la valeur des livres par
un relativisme énervant. Elle se borne le plus souvent (à part pour les
mastodontes attendus) à restituer une impression de lecture, indépendamment de
l'ambition et de la portée du livre, et je ne parle même pas du style de
l'auteur. Un résumé en quelque sorte, nuancé par des jugements ponctuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si le jeu du temps est indispensable pour faire disparaître par érosion
les livres mineurs et faciliter par ce recul le travail du critique, il n'en
demeure pas moins que j'aime à croire en la possibilité d'une critique
avant-courrière avançant parallèlement à la ligne des écrivains, chacun sur une
rive de ce fleuve d'encre dont les hydrographes seraient bien en peine de
prédire les crues futures.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Fusée dans la nuit</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/04/18/Fusee-dans-la-nuit</link>
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    <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 23:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>Baudelaire</category>    
    <description>    Après l’écriture automatique, la lecture automatique : lire ce qui nous passe
sous les yeux.&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Je crois que j’ai déjà écrit dans mes notes que l’amour ressemblait fort à
une torture ou à une opération chirurgicale. Mais cette idée peut être
développée de la manière la plus amère. Quand même les deux amants seraient
très épris et très pleins de désirs réciproques, l’un des deux sera toujours
plus calme ou moins possédé que l’autre. Celui-là, ou celle-là, c’est
l’opérateur, ou le bourreau ; l’autre, c’est le sujet, la victime.
Entendez-vous ces soupirs, préludes d’une tragédie de déshonneur, ces
gémissements, ces cris, ces râles ? Qui ne les a proférés, qui ne les a
irrésistiblement extorqués ? Et que trouvez-vous de pire dans la question
appliquée par de soigneux tortionnaires ? Ces yeux de somnambule révulsés, ces
membres dont les muscles jaillissent et se roidissent comme sous l’action d’une
pile galvanique, l’ivresse, le délire, l’opium, dans leurs plus furieux
résultats, ne vous en donneront certes pas d’aussi affreux, d’aussi curieux
exemples. Et le visage humain, qu’Ovide croyait façonné pour refléter les
astres, le voilà qui ne parle plus qu’une expression de férocité folle, ou qui
se détend dans une espèce de mort. Car, certes, je croirais faire un sacrilège
en appliquant le mot : extase à cette sorte de décomposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;– Épouvantable jeu où il faut que l’un des joueurs perde le gouvernement de
soi-même !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois il fut demandé devant moi en quoi consistait le plus grand plaisir
de l’amour. Quelqu’un répondit naturellement : à recevoir, – et un autre : à se
donner. – Celui-ci dit : plaisir d’orgueil ! – et celui-là : volupté d’humilité
! Tous ces orduriers parlaient comme l’&lt;em&gt;Imitation de J[ésus]-C[hrist]&lt;/em&gt;.
– Enfin il se trouva un impudent utopiste qui affirma que le plus grand plaisir
de l’amour était de former des citoyens pour la patrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi, je dis : la volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude
de faire le &lt;em&gt;mal&lt;/em&gt;. – Et l’homme et la femme savent de naissance que dans
le mal se trouve toute volupté. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Charles Baudelaire, &lt;em&gt;Fusées&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Journaux intimes&lt;/em&gt;, in
&lt;em&gt;Œuvres complètes&lt;/em&gt; (tome 1), Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade
».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Qu'il est usant ! ce prince de l'amertume... Il s'y vautre, il s'y prélasse.
(On s'en lasse.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son art naît d'une tension entre - d'une part - son aspiration à la vertu et
- d'autre part - ce désir qui le dévore et lui dérobe son plaisir, pour le
remplacer par la souffrance et l'angoisse auxquelles il vouera un culte
obscène. (Il pense sans doute que ça lui donne de la personnalité.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son imaginaire sombre et baroque ne cache pas le ton prude qu'il emploie à
propos de la morale décadente du bourgeois (intransigeance du nouveau converti,
qui prêche les foules de sa harangue trop bien apprise pour ne pas finir en
dogme), ce qui fait dire à Charles Dantzig dans son dictionnaire que c'est un «
puceau intellectuel » : « Le puceau intellectuel se caractérise par des
indignations sur des choses sans importance, une prétention à tout connaître de
la vie sans en rien savoir, et des éclairs de génie. » Vous avez dit
&lt;em&gt;adolescent&lt;/em&gt; ? Adolescent cabotin. Et dandy !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce propos, dans &lt;em&gt;Mon cœur mis à nu&lt;/em&gt;, toujours dans ses &lt;em&gt;Journaux
intimes&lt;/em&gt;, il dit une chose délicieuse :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« La femme est le contraire du Dandy.&lt;br /&gt;
Donc elle doit faire horreur.&lt;br /&gt;
La femme a faim et elle veut manger. Soif, et elle veut boire.&lt;br /&gt;
Elle est en rut et elle veut être foutue.&lt;br /&gt;
Le beau mérite !&lt;br /&gt;
La femme est &lt;em&gt;naturelle&lt;/em&gt;, c’est-à-dire abominable.&lt;br /&gt;
Aussi est-elle toujours vulgaire, c’est-à-dire le contraire du Dandy. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais soudain un doute m'étreint : vous en connaissez, vous, des femmes
dandies ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Relire Borges</title>
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    <pubDate>Sun, 06 Apr 2008 22:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>Borges</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Je prévois que l’homme se résignera à des entreprises de plus en plus
atroces ; bientôt il n’y aura que des guerriers et des bandits ; je leur donne
ce conseil : &lt;em&gt;celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s’imaginer
qu’il l’a déjà réalisée, il doit s’imposer un avenir irrévocable comme le
passé&lt;/em&gt;. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jorge Luis Borges, &lt;em&gt;Le jardin aux sentiers qui bifurquent&lt;/em&gt;, in
&lt;em&gt;Fictions&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Je ne saurais dire pourquoi cette phrase m’a marqué, il y a de cela quelques
années, la première fois que je l’ai lue ; mais souvent quand je repense au
maître argentin, elle me revient, procession funèbre des monstres à venir et de
leur cortège d’horreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'aime pas plus l'espoir que le désespoir : promesses faciles d'un
réconfort sans cesse reconduit par le sort contre arpège de pleurs montant en
fréquence sous le cri de &lt;em&gt;consentantes&lt;/em&gt; flagellations... Cependant,
selon le balancement des extrêmes qui équilibre l'assiette du monde, il est à
&lt;em&gt;prévoir&lt;/em&gt; que la cruauté connaîtra dans la compassion, et plus encore
dans la beauté (de l'art, de vous, de moi), un concurrent à sa démesure, et
qu'anges et démons - si Dan Brown veut bien me prêter pour ce soir son titre
best-seller - danseront de concert jusqu'à épuisement, pour enfin nous laisser
dormir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Teaser Ramón Gómez de la Serna</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/04/05/Teaser-Ramon-Gomez-de-la-Serna</link>
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    <pubDate>Sat, 05 Apr 2008 16:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>Ramón Gómez de la Serna</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Bien des lecteurs dont l’éducation littéraire est achevée considèrent avec
stupeur les « Greguerías ». Ils ne comprennent pas de « quelle façon elles sont
une surprise ». Ils y cherchent d’instinct une « maxime », une « pensée », une
épigramme. Ils s’attendent à y trouver de « l’esprit », un bon mot, une
réflexion morale ayant un caractère universel et permanent. Ils cherchent « la
pointe ». Et, comme ils ne trouvent rien de tout cela, la « greguería » leur
paraît un défi au bon sens, une naïve platitude, le comble du trivial, la
chose, entre toutes, qui ne valait pas la peine d’être écrite. »&lt;br /&gt;
Valery Larbaud, en 1919, à propos des &lt;em&gt;Greguerías&lt;/em&gt; de Ramón Gómez de la
Serna.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Non seulement elles valent la peine d'être écrites, mais encore plus d'être
lues (et donc éditées par les passionnés des éditions Cent pages). Un livre
gratuit et inutile, c'est-à-dire aucunement utilitaire : n'est-ce pas la plus
belle définition d'une œuvre d'art ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à ces lecteurs qui &lt;em&gt;auraient achevé leur éducation littéraire&lt;/em&gt;,
il doit s'agir de ceux qui ne lisent plus, jugeant sans doute que cela ne leur
sert à rien. Nous ne finirons jamais de lire, il y aura toujours de quoi
nourrir notre boulimie. Nous n'achèverons jamais notre éducation littéraire :
elle n'en a pas besoin.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Teaser JdLVdM</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/03/30/Teaser-JdLVdM</link>
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    <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 21:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>JdLVdM</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« J’ai imaginé un petit roman qui m’amuserait beaucoup. Le héros de
l’histoire serait absurde et tout-à-fait dans mes goûts. »&lt;br /&gt;
Jean de La Ville de Mirmont, à sa mère, le 11 octobre 1912.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &lt;em&gt;Les Dimanches de Jean Dézert&lt;/em&gt;, si nous étions sérieux, serait un
roman célèbre.»&lt;br /&gt;
Charles Dantzig, &lt;em&gt;Dictionnaire égoïste de la littérature française&lt;/em&gt;,
Grasset.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce frère facétieux de Bartleby est aussi le double ennuyé de Jean de La Ville
de Mirmont, jeune homme &amp;quot;aux départs inassouvis&amp;quot; et dans la disparition duquel
son ami François Mauriac voyait celle de tout un monde d’harmonie et de vie,
ces milliers de Jean Dézert emportés dans le fracas des obus. »&lt;br /&gt;
Fabrice Gaignault, &lt;em&gt;Dictionnaire de littérature à l’usage des snobs&lt;/em&gt;,
Scali.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« La pluie a commencé, pluie d’automne, sans sursis, définitive. Il pleut
partout, sur Paris, sur la banlieue, sur la province. Il pleut dans les rues et
dans les squares, sur les fiacres et sur les passants, sur la Seine qui n’en a
pas besoin. Des trains quittent les gares et sifflent ; d’autres les
remplacent. Des gens partent, des gens reviennent, des gens naissent et des
gens meurent. Le nombre d’âmes restera le même. Et voici l’heure de l’apéritif.
»&lt;br /&gt;
Jean de La Ville de Mirmont, &lt;em&gt;Les Dimanches de Jean Dézert&lt;/em&gt;, Cent
pages.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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