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  <title>L'Idiot du Village - Tag - Borges</title>
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  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 18:02:17 +0200</pubDate>
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    <title>Relire Borges</title>
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    <pubDate>Sun, 06 Apr 2008 22:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>Borges</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Je prévois que l’homme se résignera à des entreprises de plus en plus
atroces ; bientôt il n’y aura que des guerriers et des bandits ; je leur donne
ce conseil : &lt;em&gt;celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s’imaginer
qu’il l’a déjà réalisée, il doit s’imposer un avenir irrévocable comme le
passé&lt;/em&gt;. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jorge Luis Borges, &lt;em&gt;Le jardin aux sentiers qui bifurquent&lt;/em&gt;, in
&lt;em&gt;Fictions&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Je ne saurais dire pourquoi cette phrase m’a marqué, il y a de cela quelques
années, la première fois que je l’ai lue ; mais souvent quand je repense au
maître argentin, elle me revient, procession funèbre des monstres à venir et de
leur cortège d’horreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'aime pas plus l'espoir que le désespoir : promesses faciles d'un
réconfort sans cesse reconduit par le sort contre arpège de pleurs montant en
fréquence sous le cri de &lt;em&gt;consentantes&lt;/em&gt; flagellations... Cependant,
selon le balancement des extrêmes qui équilibre l'assiette du monde, il est à
&lt;em&gt;prévoir&lt;/em&gt; que la cruauté connaîtra dans la compassion, et plus encore
dans la beauté (de l'art, de vous, de moi), un concurrent à sa démesure, et
qu'anges et démons - si Dan Brown veut bien me prêter pour ce soir son titre
best-seller - danseront de concert jusqu'à épuisement, pour enfin nous laisser
dormir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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