<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.idiotduvillage.net/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>L'Idiot du Village - Tag - David Foenkinos</title>
  <link>http://www.idiotduvillage.net/</link>
  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 18:02:17 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Les cœurs siamois</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/12/04/Les-coeurs-siamois</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:993d8f4132b3de5ee7c44bd0174ea312</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Dec 2007 21:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
        <category>David Foenkinos</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.Bonnie_Clyde_m.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les cœurs autonomes&lt;/em&gt;, outre le fait qu'il s'agit du cinquième roman
de David Foenkinos, est un très beau titre pour une histoire triste et macabre.
Un drame plutôt, librement inspiré d'un fait divers des années 90 : un braquage
qui finit mal (mais y a-t-il souvent des fins heureuses pour ce genre
d'histoires ?), un couple d'amants meurtriers, un gâchis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce roman diffère beaucoup des autres livres de l'auteur. Ici, point de
fantaisie ni d'humour, mais un regard impuissant sur l'enfermement d'une
jeunesse révoltée dans une pensée en cul-de-sac, dont la seule échappatoire est
la mort. Où comment, par un rejet de plus en plus extrême de la société, on en
finit par trancher un à un les liens qui nous rattachent à la commune humanité,
pour devenir autre, monstre désespéré aux abois, égaré sur les sentiers de la
folie ; comment on en arrive à vivre en circuit fermé sur ses propres
obsessions et perdre tout sens des réalités ; comment l'idéologie qu'on adopte
finit par corrompre toute chose et parer le quotidien d'un nihilisme qui
explosera en un bouquet de violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, ce livre porte mal son titre : s'il est vrai que le désespoir a
retranché les deux amants du commun des mortels et les a fait évoluer sur des
orbites excentriques tels deux cœurs autarciques, l'un et l'autre ne sont pas
autonomes &lt;em&gt;l'un de l'autre&lt;/em&gt;, tant l'amour qui les unit a tissé entre eux
des ascendances malsaines. Elle est mue par une admiration sans limites pour
lui, il est dévoré par une pulsion de domination : leur amour est alors la
tension qui existe dans ce différentiel de violence. A mesure que la réalité
s'effondre autour d'eux et qu'ils s'enferment dans une vie peu à peu désertée
par les repères de la raison, la nécessité de cet amour se resserre autour
d'eux comme seul sens à donner à ce qu'ils vivent, comme seul antidote à
l'amertume des illusions évanescentes. Dans cette réalité bornée par l'autre,
l'escalade à la violence est imminente...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Foenkinos retranscrit par des mots ciselés dans le plus sombre
désespoir la lente chute de ce couple et contamine la lecture d'un intense
sentiment de claustrophobie. La nausée n'est jamais loin, on aimerait pouvoir
reprendre son souffle pour affronter en apnée ce chant lugubre.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les cœurs autonomes&lt;/em&gt;, de David Foenkinos, Grasset, 14,90 €.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;(Photo : &lt;em&gt;Bonnie and Clyde&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/12/04/Les-coeurs-siamois#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/12/04/Les-coeurs-siamois#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.idiotduvillage.net/feed/rss2/comments/182847</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Mémoire périssable</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/10/04/Memoire-perissable</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:17670cb4c108ceb7f2dc6d3ba877e36a</guid>
    <pubDate>Thu, 04 Oct 2007 10:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
        <category>David Foenkinos</category>    
    <description>    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.Foenkinos_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;« Je ne sais pas si certains d’entre vous se
souviennent de moi. Il y a quelques années, j’ai publié &lt;em&gt;Le Potentiel
érotique de ma femme&lt;/em&gt;. Ce roman non autobiographique, traduit dans de
nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C’est ainsi que débute le sixième roman de David
Foenkinos - &lt;em&gt;Qui se souvient de David Foenkinos ?&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt; (Gallimard) -, autofiction loufoque dans laquelle l’auteur se
projette dans une quarantaine dépressive, bornée par une panne d’inspiration et
une femme en partance. Ce roman, qui a failli s’appeler &lt;em&gt;A la recherche de
mon idée perdue&lt;/em&gt;, est donc une quête, celle que mène un auteur à la dérive
pour retrouver l’aura du succès, symbolisée par une idée évanescente et donc
oubliée, que l'auteur entreprend de retrouver pour se remettre à écrire. &lt;em&gt;Le
Potentiel érotique de ma femme&lt;/em&gt; fut ce succès passé, qui éclipsa le reste
de sa bibliographie, alors que les livres suivants s’inscrivirent dans une
spirale descendante, rétrogradant leur auteur de la renommée à l’indifférence
générale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Comme pour &lt;em&gt;Le Potentiel érotique de ma femme&lt;/em&gt;, le
ton est à la fois léger et grave, toujours décalé. L’autodérision et l’ironie
permettent de faire l’écart entre les situations cocasses imaginées par
l’auteur/narrateur et des thèmes comme la mort, la finitude du bonheur ou
l’inspiration artistique en perdition.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Cependant, la légèreté de ton condamne le texte à un
traitement superficiel de ces thématiques, affleurées par moment, avec
délicatesse et sensibilité, certes, mais sans profondeur : la seule ambition de
l'auteur est le divertissement du lecteur, ce qui est déjà louable en soi.
N'allons pas juger un texte pour ce qu'il n'est pas, mais plutôt pour ce qu'il
propose : un humour décalé et rafraichissant, distillant dans le texte des
aphorismes discrets mais sûrs d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Par ailleurs, un motif récurrent chez Foenkinos est
l'attraction féminine, cristallisée dans la sensualité d'un détail ou d'un
mouvement, que l'auteur s'amuse à interpréter pour décrypter la psychologie
féminine, donnant lieu à des remarques surprenantes de drôlerie. Enfin, le
texte a le bon goût de tenir un rythme crescendo qui entraîne le lecteur
jusqu'à l'heureux dénouement de circonstance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Finalement, un roman effervescent qui s'apprécie pour sa
légèreté et son humour, mais dont le titre résonnera peut-être pour les
générations à venir sur l'air funeste de la prémonition.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/10/04/Memoire-perissable#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/10/04/Memoire-perissable#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.idiotduvillage.net/feed/rss2/comments/160602</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>