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  <title>L'Idiot du Village - Tag - Emmanuel Carrère</title>
  <link>http://www.idiotduvillage.net/</link>
  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 18:02:17 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Vingt-et-un</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2008/01/17/Vingt-et-un</link>
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    <pubDate>Thu, 17 Jan 2008 22:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Revue de presse</category>
        <category>Emmanuel Carrère</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/XXI.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier numéro de XXI a paru aujourd'hui. Pour ceux qui n'auraient pas
&lt;a href=&quot;http://www.idiotduvillage.net/post/2008/01/10/XXI&quot;&gt;suivi&lt;/a&gt;, je rappelle qu'il s'agit d'un nouveau
trimestriel d'actualité et de reportages à la Albert Londres. On en parle ici
et là:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La république des livres, Pierre Assouline : &lt;a href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/01/16/le-pari-de-xxi/&quot;&gt;Le pari de
XXI&lt;/a&gt; ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;BibliObs, Grégoire Leménager : &lt;a href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/01/16/le-monde-passe-en-revue&quot;&gt;Le monde
passé en revue&lt;/a&gt; ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Rue89, Augustin Scalbert : &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/01/17/xxi-un-nouveau-trimestriel-qui-veut-redonner-le-gout-du-long&quot;&gt;
XXI, un nouveau trimestriel qui veut redonner le goût du long&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai lu pour l'instant que le récit d'Emmanuel Carrère sur Edouard
Limonov, &lt;em&gt;Le dernier des possédés&lt;/em&gt;, qui a été &amp;quot;voyou à Kharkov, poète
underground à Moscou, &lt;em&gt;loser&lt;/em&gt; magnifique à New York, écrivain branché à
Paris, soldat de fortune dans les Balkans et, à Moscou de nouveau, vieux chef
d'un parti de jeunes révolutionnaires.&amp;quot; En un mot : captivant.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Écrivains d'aujourd'hui</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/10/29/Ecrivains-daujourdhui</link>
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    <pubDate>Mon, 29 Oct 2007 17:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
        <category>Emmanuel Carrère</category><category>Frédéric Beigbeder</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Les Éditions Léo Scheer lancent une nouvelle collection : &lt;em&gt;Écrivains
d'aujourd'hui&lt;/em&gt;, destinée à dresser un état des lieux de la littérature
française contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« La littérature française est vivante. De jeunes auteurs s'y révèlent, avec
une œuvre dont les contours, l'univers, le style s'affirment.&lt;br /&gt;
« Écrivains d'aujourd'hui » propose de les découvrir dans leur diversité, ou
d'apprendre à les percevoir autrement. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, deux volumes sont déjà parus : &lt;em&gt;Frédéric Beigbeder&lt;/em&gt; et
&lt;em&gt;Emmanuel Carrère&lt;/em&gt;. Même si l'on ne peux pas dire d'eux que ce sont de «
jeunes auteurs » (leurs premiers romans respectifs sont publiés en 1990 et
1983), l'œuvre de ces derniers est suffisamment récente et novatrice pour les
inscrire tous deux dans cette génération d'écrivains qui construisent
actuellement le paysage littéraire français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'aura compris, l'enjeu de cette collection n'est pas de faire découvrir
des auteurs en train de percer, mais ceux dont l'œuvre est assez consistante
pour pouvoir être jugée à l'aune de son apport à la littérature française. Cet
exercice s'inscrit donc dans une perspective de recul et d'analyse nécessaire à
toute synthèse sur ce qu'est en France et aujourd'hui la littérature. Vaste
question tant il est vrai qu'elle nécessite et la culture et la sensibilité
(sans parler de perspicacité) pour saisir le champ littéraire dans ce qu'il a
de mouvant et de nébuleux. La postérité jugera de la pertinence de la
réponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les volumes de cette collection sont réalisés par la rédaction de &lt;em&gt;La
Revue Littéraire&lt;/em&gt; et comprennent chacun un grand entretien avec l'auteur,
des notes de lecture sur ses livres, une sélection d'extraits et de citations
ainsi qu'une chronologie retraçant le parcours de l'auteur. Le tout pour un
prix unitaire de 10 € et dans un format semi-poche plutôt pratique et
élégant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Frédéric Beigbeder&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/Beigbeder.gif&quot; /&gt;Autant le dire d'entrée de jeu, le grand entretien
que Frédéric Beigbeder consacre à Angie David (et qui s'étale quand même sur 76
pages) est l'un des plus intéressants et des plus fouillés que j'ai été amené à
lire sur cet auteur. Délaissant pour l'occasion son personnage public de pitre
déjanté, l'auteur de &lt;em&gt;99 francs&lt;/em&gt; se révèle d'une grande intelligence et
culture littéraire et revient avec lucidité sur l'ensemble de sa bibliographie,
évoque ses références littéraires, analyse son style, son œuvre et ses lignes
de force : à n'en pas douter, il s'agit déjà d'une référence sur cet
auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Emmanuel Carrère&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/Carr_re.gif&quot; /&gt;La folie traverse l'œuvre d'Emmanuel Carrère : de
&lt;em&gt;L'amie du jaguar&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Un roman russe&lt;/em&gt;, en passant par &lt;em&gt;La
moustache&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;L'adversaire&lt;/em&gt;, la raison est toujours prête à
vaciller sous les pressions du subconscient et des névroses de la psyché
humaine. La biographie romancée de Philip K. Dick, &lt;em&gt;Je suis vivant et vous
êtes morts&lt;/em&gt;, est ainsi révélatrice des affinités qu'Emmanuel Carrère
entretient avec le maître paranoïaque de la science-fiction américaine, et plus
largement avec la SF et le fantastique. Chez cet auteur, la réalité dérape sans
crier gare, semant la rationalité dans une échappée belle vers
l'incompréhensible méandre de l'esprit humain. Fascinant et déroutant à la
fois, Emmanuel Carrère a su bâtir un univers personnel que ce très beau livre
invite à (re)découvrir séance tenante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Leur rapport à l'autofiction&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux auteurs, au cours de leurs entretiens, ont été amenés à évoquer
leur rapport à l'autofiction, puisque Frédéric Beigbeder puise dans son
expérience pour nourrir la matière romanesque des ses personnages, tandis
qu'Emmanuel Carrère a écrit avec &lt;em&gt;Un roman russe&lt;/em&gt; son premier texte
réellement autobiographique, et il est intéressant de noter que tous deux lui
préfèrent respectivement le roman autobiographique et l'autobiographie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve : « J'ai une passion pour l'autodénigrement. Je trouve que c'est
très élégant, agréable. Mon problème justement avec l'autofiction, c'est le
nombrilisme [...]. C'est très important qu'il y ait de l'autodérision quand on
ose parler de soi. Sinon, ça devient insupportable de prétention. » F. B.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et chez Emmanuel Carrère, même s'il se refuse à rouvrir le débat, on ressent
une certaine lassitude devant ce genre qui est bien plus restreint qu'on ne le
pense, comme il le fait justement remarquer, et qui doit plus son succès à
l'effet d'annonce qu'a produit l'invention du terme par Serge Doubrovsky qu'à
une réelle recherche littéraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-être un signe que l'autofiction a plus régné qu'elle ne règnera...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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