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  <title>L'Idiot du Village - Haruki Murakami</title>
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  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 17:15:46 +0200</pubDate>
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    <title>K</title>
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    <pubDate>Fri, 04 Jan 2008 16:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
        <category>Haruki Murakami</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.Kafka_sur_le_rivage_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commence par la fugue d'un adolescent de quinze ans, qui fuit un père
despotique et leur maison de Tokyo, mais surtout la prédiction œdipienne que
son père a proférée à son égard. Cette fugue ouvre sur un conte initiatique
plus que sur un roman d'apprentissage, car ici tout est métaphore, du prénom
que prend le garçon en fuite (Kafka) à son ombre qui serait moitié plus fine
que la normale : de cette trame symbolique surgit un fantastique qui s'enracine
tant dans la mythologie occidentale qu'orientale, pour nouer à leur confluence
la dimension universelle des mythes de chacune des deux civilisations. Se
construit ainsi un réseau souterrain de correspondances, comme un labyrinthe où
se croisent différentes réalités, souvent parallèles, parfois qui
s’interceptent. On frôle par moments l’œuvre de David Lynch et cette atmosphère
si particulière, entre quête mystique et expérience onirique, qui imprègne ses
films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haruki Murakami propose de belles (et parfois cruelles) rencontres avec des
figures marginales de la société : un simple d'esprit qui sait parler aux
chats, un employé de bibliothèque hermaphrodite, une prostituée qui cite Hegel
et étudie la philosophie, un fou qui sculpte des flûtes magiques avec des âmes
de chats et qui a pris le nom d'une célèbre marque de whisky, etc. Le livre
circule dans les limbes de notre quotidien et en creuse les fissures, zones où
les normes s'effacent et refluent au profit du retour d'une vérité immanente,
perceptible aux initiés, à ceux qui ont su affiner leur sensibilité et donner
un sens à leur vie selon des perspectives plus larges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au même titre que le narrateur, on sort transformé de cette quête
initiatique, à la fois ému par la triste beauté qui se dégage de cette histoire
aux échos de tragédie grecque, et perplexe, comme si la promesse d'une seconde
lecture se devinait devant la profonde richesse du livre.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Kafka sur le rivage&lt;/em&gt;, d'Haruki Murakami, 10/18, 9,30 €.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Ecluser la pile à lire</title>
    <link>http://www.idiotduvillage.net/post/2007/12/28/Ecluser-la-pile-a-lire</link>
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    <pubDate>Fri, 28 Dec 2007 11:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Cogito</category>
        <category>Haruki Murakami</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/./.Kafka_sur_le_rivage_s.jpg&quot; /&gt;J'ai eu envie de lire ce roman de
Murakami depuis sa parution en décembre 2005 aux éditions Belfond, depuis en
fait la lecture du grand entretien que son auteur avait accordé à Clémence
Boulouque pour le numéro de janvier-février 2006 de Transfuge (du temps où
c'était encore &lt;em&gt;le magazine de littérature étrangère&lt;/em&gt;). Bref, à
l'époque, je devais avoir d'autres livres à fouetter, car je ne l'ai finalement
acheté qu'à sa parution en poche, en juin dernier... pour ne l'ouvrir qu'hier :
comme quoi, le cheminement pour accéder à un livre à l'exclusion de tous les
autres peut être tortueux. Gageons qu'il en valait l'attente.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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