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  <title>L'Idiot du Village - Ramón Gómez de la Serna</title>
  <link>http://www.idiotduvillage.net/</link>
  <description>la littérature plongée dans la rumeur du monde</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 17:15:46 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Rumeur, recompose le monde à ton image</title>
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    <pubDate>Sun, 06 Apr 2008 18:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Critiques</category>
        <category>Ramón Gómez de la Serna</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.idiotduvillage.net/public/rumeur.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« La pluie se mit à taper sur sa machine à écrire. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rumeur plus que « criaillerie », comme elles sont usuellement traduites, les
&lt;em&gt;Greguerías&lt;/em&gt; sont des précipités de poésie qui renferment dans des
phrases frappées de stupeur les joyeux d’un monde que l’imaginaire lunaire de
Ramón Gómez de la Serna a réenchanté.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Le crépuscule est l’apéritif de la nuit. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cet auteur né à Madrid en 1888 a consigné la rumeur de son imagination
depuis l’âge de 22 ans et jusqu’en 1963, année de sa mort. Cette rumeur est
parfois cousue dans la trame même de ses autres livres et perce la page comme
une déflagration, une fulgurance, un point de convergence et de non-retour : un
aboutissement. À l’image des &lt;em&gt;Greguerías&lt;/em&gt;, compilation d’une vie passée
à jeter en l’air des images rémanentes.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« La lune est la grande cireuse du parquet des lacs. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ramón Gómez de la Serna snobe le mot vague de &lt;em&gt;réalité&lt;/em&gt;, ou de
&lt;em&gt;réalisme&lt;/em&gt;, ou de &lt;em&gt;vraisemblance&lt;/em&gt;, et martèle les mots qui
prendront en tenaille et la réalité et notre rapport à elle pour la façonner à
leur image, pour la recomposer, et nous avec elle, au sein d’étincelles de
silex.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Taper à la machine : clouer des mots sur le papier. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Greguerías&lt;/em&gt;, de Ramón Gómez de la Serna, Cent pages, 14 €.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Teaser Ramón Gómez de la Serna</title>
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    <pubDate>Sat, 05 Apr 2008 16:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thibault Malfoy</dc:creator>
        <category>Extraits</category>
        <category>Ramón Gómez de la Serna</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Bien des lecteurs dont l’éducation littéraire est achevée considèrent avec
stupeur les « Greguerías ». Ils ne comprennent pas de « quelle façon elles sont
une surprise ». Ils y cherchent d’instinct une « maxime », une « pensée », une
épigramme. Ils s’attendent à y trouver de « l’esprit », un bon mot, une
réflexion morale ayant un caractère universel et permanent. Ils cherchent « la
pointe ». Et, comme ils ne trouvent rien de tout cela, la « greguería » leur
paraît un défi au bon sens, une naïve platitude, le comble du trivial, la
chose, entre toutes, qui ne valait pas la peine d’être écrite. »&lt;br /&gt;
Valery Larbaud, en 1919, à propos des &lt;em&gt;Greguerías&lt;/em&gt; de Ramón Gómez de la
Serna.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Non seulement elles valent la peine d'être écrites, mais encore plus d'être
lues (et donc éditées par les passionnés des éditions Cent pages). Un livre
gratuit et inutile, c'est-à-dire aucunement utilitaire : n'est-ce pas la plus
belle définition d'une œuvre d'art ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à ces lecteurs qui &lt;em&gt;auraient achevé leur éducation littéraire&lt;/em&gt;,
il doit s'agir de ceux qui ne lisent plus, jugeant sans doute que cela ne leur
sert à rien. Nous ne finirons jamais de lire, il y aura toujours de quoi
nourrir notre boulimie. Nous n'achèverons jamais notre éducation littéraire :
elle n'en a pas besoin.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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